» Version 0.9b : Justice & Liberté

Recherche de Jugements



Recherche avancée Comment rechercher ?
Connexion

Identifiant
Mot de passe
S'inscrire sur Jus Luminum »

Rapportez une erreur

Décrivez le problème rencontré ci-dessous :


Outils
A propos de Jus Luminum

Derniers jugements

FAQ

Cass. Soc. 27.05.1993 n°9112535 (Jurisprudence JL n°J167092)

Ouvrir le jugementRéduire la décision de justiceFermer la jurisprudence
En librairie [lgdj.fr]
  • Droit de l'expertise 2009-2010

Cour de Cassation Chambre sociale 27 mai 1993 n°9112535, Jus Luminum n°J167092

Niveau de juridiction National, Suprême
Juridiction Cour de Cassation
Formation Chambre sociale
Date
Numéro 9112535
Numéro Jus Luminum J167092
Président M. Kuhnmunch
Zone géographique fr
Langue fr
Dernière mise à jour 10.11.2007

Audience publique du 27 mai 1993 Cassation

N° de pourvoi : 91-12535

Publié au bulRS. n Président : M. Kuhnmunch .

Rapporteur : Mme Barrairon. Avocat général : M. Chauvy. Avocats : MM. Copper-Royer, Hennuyer.

REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

Sur le moyen unique : Vu les articles L. 815-8 et R. 815-30 du Code de la sécurité sociale ;

Attendu qu'il résulte du premier de ces textes que le plafond de ressources fixé par voie réglementaire auquel est subordonné l'octroi de l'allocation supplémentaire du Fonds national de solidarité diffère selon que le bénéficiaire est ou non marié ;

que, suivant le second, sont assimilées aux célibataires les personnes séparées de fait avec résidence distincte depuis plus de 2 ans ainsi que les personnes séparées de corps ;

Attendu que l'arrêt attaqué a décidé que pour l'appréciation de ses droits à l'allocation supplémentaire du fonds national de solidarité, Mme Couturier, dont le mari est hospitalisé à titre définitif dans une maison de retraite, devait être considérée comme séparée de fait au sens de l'article R. 815-30 du Code de la sécurité sociale, aux motifs qu'elle ne pourra plus jamais partager la vie de son époux et que les ressources de ce dernier étaient virées directement au percepteur ;

Attendu, cependant, que des termes mêmes de l'article R. 815-30 précité qui met sur le même plan séparation de corps et séparation de fait et exige dans ce dernier cas une résidence distincte, il ressort que la séparation qu'il envisage ne peut s'entendre du seul fait d'une absence de cohabitation entre époux résultant de circonstances étrangères à leur volonté ;

D'où il suit qu'en déduisant l'existence d'une séparation de fait du seul éloignement des époux résultant de l'hospitalisation du mari, la cour d'appel a fait une fausse application des textes susvisés ;

PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 20 février 1991, entre les parties, par la cour d'appel de Poitiers ;

remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Limoges.

Revenir en Haut

Explications sur Jus Luminum | Fermer cette boîte

Ce site et son contenu, sauf les documents jurisprudentiels et ceux fournis par les utilisateurs, sont
© 2006 - 2008, Julien Rosgovas, Lexeek

:: Contactez le webmestre ::
Mentions légales

Avertissement : En utilisant les données disponibles sur ce site vous acceptez d'endosser la responsabilité liée à cette utilisation. Le webmestre vous rappelle que les seuls documents juridiques officiels sont ceux publiés aux différents Journaux officiels.
Vous pouvez accéder à vos données personnelles et les modifier en envoyant un mail à l'adresse sus-mentionnée.

Déclaration CNIL n°1136225

450,000 décisions