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Cass. Crim. 24.05.1993 n°9285161 (Jurisprudence JL n°J96287)

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Cour de Cassation Chambre criminelle 24 mai 1993 n°9285161, Jus Luminum n°J96287

Niveau de juridiction National, Suprême
Juridiction Cour de Cassation
Formation Chambre criminelle
Date
Numéro 9285161
Numéro Jus Luminum J96287
Président M. Le Gunehec
Zone géographique fr
Langue fr
Dernière mise à jour 08.10.2007

Audience publique du 24 mai 1993 Irrecevabilité

N° de pourvoi : 92-85161

Publié au bulXSS. n Président : M. Le Gunehec

Rapporteur : M. Hébrard. Avocat général : M.YO. . Avocats : M. Choucroy, la SCP de Chaisemartin et Courjon.

REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

IRRECEVABILITE du pourvoi formé par la Compagnie francaise d'assurances pour le commerce extérieur (COFACE), partie civile, contre l'arrêt de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, 5e chambre, en date du 16 avril 1992, qui l'a déboutée de ses demandes dans la procédure suivie contre Lucien Roman, RUW. Vidal, Danielle Martin, épouse Llado et Jean-Antoine Paganelli, relaxés notamment du chef d'escroquerie. LA COUR, Vu les mémoires produits en demande et en défense ;

Sur la recevabilité du pourvoi, contestée par le mémoire en défense :

Attendu que, selon l'article 568 du Code de procédure pénale, la partie présente à l'audience, qui, après débat contradictoire, a été informée de la date à laquelle l'arrêt interviendrait, a 5 jours francs après celui où cette décision a été prononcée, pour se pourvoir en cassation ;

Attendu qu'il appert de l'arrêt attaqué que la Compagnie française d'assurances pour le commerce extérieur, partie civile, était régulièrement représentée par ses avocats à l'audience du 13 juin 1991 où l'affaire a été débattue et que les parties ont été informées que l'arrêt serait rendu le 24 octobre 1991 ;

qu'à cette audience la cour d'appel a prorogé son délibéré au 7 novembre 1991, date à partir de laquelle sont intervenus une série de reports, régulièrement constatés, l'arrêt ayant été effectivement rendu le 16 avril 1992 en vertu d'un dernier avertissement en date du 26 mars 1992 ;

Attendu, dès lors, que le pourvoi formé le 21 mai 1992 doit être déclaré irrecevable comme tardif ;

DECLARE le pourvoi IRRECEVABLE ;

Et statuant sur la requête de Lucien Roman, RUW. Vidal, Danielle Martin, épouse Llado, défendeurs au pourvoi, tendant à ce qu'il leur soit alloué par la Cour de Cassation la somme de 20 000 francs au titre de l'article 75-I de la loi du 10 juillet 1991 ;

Attendu que les dispositions de l'article 75-I de la loi du 10 juillet 1991 sont inapplicables aux instances pénales et que celles prévues par l'article 475-1 du Code de procédure pénale ne concernent que les juridictions du fond ;

Par ces motifs : DECLARE la demande IRRECEVABLE.

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