» Version 0.9b : Justice & Liberté

Recherche de Jugements



Recherche avancée Comment rechercher ?
Connexion

Identifiant
Mot de passe
S'inscrire sur Jus Luminum »

Rapportez une erreur

Décrivez le problème rencontré ci-dessous :


Outils
A propos de Jus Luminum

Derniers jugements

FAQ

Cass. Crim. 21.04.1993 n°9284654 (Jurisprudence JL n°J36222)

Ouvrir le jugementRéduire la décision de justiceFermer la jurisprudence
En librairie [lgdj.fr]
  • Code Dalloz Expert : code des sociétés et des marchés financiers 2009 (coffret 1 livre + 1 CD-Rom)

Cour de Cassation Chambre criminelle 21 avril 1993 n°9284654, Jus Luminum n°J36222

Niveau de juridiction National, Suprême
Juridiction Cour de Cassation
Formation Chambre criminelle
Date
Numéro 9284654
Numéro Jus Luminum J36222
Président le rapporteur et le greffier de chambre ;
Zone géographique fr
Langue fr
Dernière mise à jour 24.01.2007

Audience publique du 21 avril 1993 Rejet

N° de pourvoi : 92-84654

Inédit

REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à PARIS, le vingt et un avril mil neuf cent quatre vingt treize, a rendu l'arrêt suivant : Sur le rapport de M. le conseillerVWP. , les observations de la société civile professionnelleRV. , FARGE et HAZAN, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général PERFETTI ;

Statuant sur le pourvoi formé par : - RICHARD Jean, contre l'arrêt de la cour d'appel de TOULOUSE, 3ème chambre correctionnelle, en date du 21 novembre 1991 qui, pour recels de vols et recels de vols aggravés, et détention sans autorisation d'armes et de munitions de 1ère et 4ème catégorie, l'a condamné à 3 ans d'emprisonnement, dont 2 ans avec sursis et mise à l'épreuve, a ordonné la confiscation de l'arme et des munitions saisies, et prononcé sur les réparations civiles ;

Vu le mémoire produit ;

Sur le moyen unique de cassation pris de la violation des articles 460, 379 du Code pénal, 593 du Code de procédure pénale, défaut de motifs, manque de base légale ;

"en ce que l'arrêt attaqué a déclaré Jean Richard coupable de recels aggravés ;

"aux motifs que dans le garage loué par Jean Richard, ont été découverts de nombreux objets provenant de vols commis entre août 1987 et août 1989 ;

que l'intéressé a déclaré avoir acheté la plupart des objets sur les marchés de Saint-Sernin, Perpignan ou Montpellier ;

que sur la provenance des autres objets, il n'a pu justifier de rien ;

que dans le cadre des recels aggravés qui lui sont reprochés, la culpabilité de Jean Richard ne fait aucun doute ;

"alors, d'une part, que le recel suppose la connaissance par le prévenu de l'origine frauduleuse de la marchandise détenue ;

qu'en se bornant à énoncer que de nombreux objets découverts dans le garage loué par Jean Richard, que ce dernier déclarait avoir achetés sur des marchés de brocante, provenaient de vols commis entre 1987 et 1989 dont les auteurs sont restés non identifiés, sans constater que l'intéressé connaissait l'origine frauduleuse de la marchandise détenue, la cour d'appel n'a pas caractérisé l'élément intentionnel du recel ;

"alors, d'autre part, que c'est au ministère public qu'il appartient d'établir l'élément intentionnel du recel ;

qu'en reprochant au prévenu de "n'avoir pu justifier de rien", c'est-à-dire de ne pas avoir prouvé sa bonne foi, en établissant l'origine de la marchandise détenue, la cour d'appel a renversé la charge de la preuve" ;

Attendu que les énonciations de l'arrêt attaqué et les motifs non contraires du jugement entrepris mettent la Cour de Cassation en mesure de s'assurer que la cour d'appel a, par des motifs exempts d'insuffisance, et sans renverser la charge de la preuve, caractérisé en tous leurs éléments constitutifs tant matériels qu'intentionnel, les délits de recels de vols et de recels de vols aggravés dont elle a déclaré le prévenu coupable ;

Que le moyen qui revient à remettre en question l'appréciation souveraine par les juges du fond des éléments de preuve soumis au débat contradictoire ne saurait être accueilli ;

Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;

REJETTE le pourvoi ;

Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ;

Où étaient présents : M. Gondre conseiller le plus ancien, faisant fonctions de président en remplacement du président empêché, M. Hébrard conseiller rapporteur, MM. Hecquard, Fabre, Jorda conseillers de la chambre, M. Louise conseiller référendaire, M. Perfetti avocat général, Mme Ely greffier de chambre ;

En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;

Revenir en Haut

Explications sur Jus Luminum | Fermer cette boîte

Ce site et son contenu, sauf les documents jurisprudentiels et ceux fournis par les utilisateurs, sont
© 2006 - 2008, Julien Rosgovas, Lexeek

:: Contactez le webmestre ::
Mentions légales

Avertissement : En utilisant les données disponibles sur ce site vous acceptez d'endosser la responsabilité liée à cette utilisation. Le webmestre vous rappelle que les seuls documents juridiques officiels sont ceux publiés aux différents Journaux officiels.
Vous pouvez accéder à vos données personnelles et les modifier en envoyant un mail à l'adresse sus-mentionnée.

Déclaration CNIL n°1136225

450,000 décisions