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Cass. Com. 25.10.1976 n°7512424 (Jurisprudence JL n°J138532)

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Cour de Cassation Chambre commerciale 25 octobre 1976 n°7512424, Jus Luminum n°J138532

Niveau de juridiction National, Suprême
Juridiction Cour de Cassation
Formation Chambre commerciale
Date 25 octobre 1976
Numéro 7512424
Numéro Jus Luminum J138532
Président
Zone géographique fr
Langue fr
Dernière mise à jour 25.10.2007

Audience publique du 25 octobre 1976 Cassation

N° de pourvoi : 75-12424

Publié au bulTVR. n PDT M. Cénac

RPR M. Mérimée AV.GEN. M. Robin Demandeur AV. M. Choucroy

REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU LES ARTICLES 136 ET 185 DU CODE DE COMMERCE ;

ATTENDU QUE SELON LES ENONCIATIONS DU JUGEMENT ATTAQUE, LES EPOUX COUROT AVAIENT SOUSCRIT AU PROFIT DES EPOUX PARRIAUX UNE SERIE DE BILLETS A ORDRE, DESTINES A REGLER LA PARTIE DU PRIX, PAYABLE A TERME, D'UN FONDS DE COMMERCE VENDU PAR CEUX-CI A CEUX-LA ;

QUE LES EPOUX PARRIAUX, SE PREVALANT DE DEUX DE CES BILLETS A ORDRE ECHUS ET SE TROUVANT ENCORE EN LEUR POSSESSION, ASSIGNERENT LES EPOUX COUROT EN PAYEMENT DE LEUR MONTANT, C'EST-A-DIRE EN TOUT DE 1724 FRANCS ;

QUE LESDITS EPOUX COUROT DEMANDERENT ALORS A FAIRE LA PREUVE DE CE QUE, BIEN QUE CES BILLETS NE LEUR AIENT PAS ETE RENDUS, NEANMOINS ILS AVAIENT DEJA VERSE CETTE SOMME A LEURS CREANCIERS ;

QUE LE TRIBUNAL DECIDA QUE LA PREUVE AINSI OFFERTE ETAIT IRRECEVABLE ;

ATTENDU CEPENDANT QUE LES BENEFICIAIRES DES BILLETS A ORDRE EN ETAIENT EN L'ESPECE DEMEURES PORTEURS ;

QUE LES SOUSCRIPTEURS, DEFENDEURS A LA DEMANDE EN PAYEMENT, ETAIENT DONC RECEVABLES A INVOQUER L'EXTINCTION DE LA CREANCE NEE DU RAPPORT DE DROIT FONDAMENTAL LIANT LES PARTIES, ET QUE LE TRIBUNAL, EN STATUANT COMME IL L'A FAIT, A VIOLE LES TEXTES SUSVISES. PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LE JUGEMENT RENDU ENTRE LES PARTIES LE 10 JANVIER 1975 PAR LE TRIBUNAL DE COMMERCE DE MACON ;

REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT JUGEMENT ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE TRIBUNAL DE COMMERCE DE CHALON-SUR-SAONE.

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