Lorsque certains actes médicaux malvenus aggravent l'état du patient atteint d'un cancer, font perdre à ce patient une chance de survivre ou causent son décès, les proches sont hantés par la question : "-Et si ... ?". Surtout s'ils accordent un prix inestimable au quelque temps qu'ils auraient pu arracher à la mort.
Pourtant, les victimes d'un cancer mal détecté, mal soigné, se heurtent brutalement au problème purement juridique de la responsabilité du corps médical. Qui poursuivre ? Le praticien personnellement, la structure médicale, l'administration hospitalière ?
Il est encore très difficile de trouver son chemin lorsqu'il s'agit de responsabilité médicale, mais pourtant, il est indispensable de faire admettre au juge et, par ricochet, aux soignants, que la personne atteinte d'un cancer, même irrémédiablement condamnée, n'est pas qu'un patient en sursis ou déjà "perdu". Une telle personne doit faire l'objet d'un déploiement d'intelligence et de soins équivalent et même bien supérieur à celui proposé à un patient classique. Parfois, les contraintes procédurales n'oeuvrent pas en ce sens.
Les dossiers Lexeek abordent des thèmes juridiques sous la forme d'une revue de jurisprudence, et présentent les décisions de justice rendues dans un domaine précis du droit.